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Femme Démon Humain

Huang Shuqin - Femme Démon Humain (Ren gui qing, 1987)

Ciné-Club « sinocinéphile » organisé par CLCC et EUCHAN

« Femme Demon Humain », de Huang Shuqin,

17 Mars 2015, 19:00,Institut Libre Marie Haps, local 14-01, rue d'Arlon, 14 – 1050 Bruxelles

www.mariehaps.vinci.be

woman demon human

Basé sur la vie réelle de Pei Yanling, le film décrit une célèbre interprète de premiers rôles masculins de l'opéra du Hebei, son rôle le plus connu étant celui de Zhong Kui, le pourchasseur des démons de l'enfer. Lors d'un interview, la réalisatrice Huang Shuqin a dit : « Ce qui m'a le plus étonnée chez Pei Yanling, c'est qu'une si charmante actrice interprétait l'horrible et robuste pourfendeur de fantômes Zhong Kui. J'ai compris qu'il s'agissait d'un cheminement spirituel dans lequel il valait la peine de se plonger. » Le film commence par un portrait de Qiuyun (le personnage qui incarne Pei Yanling) adulte, se maquillant devant une série de miroirs. Dans certains miroirs, elle apparaît sous le maquillage de Zhong Kui, dans d'autres elle est clairement une jeune femme…

 

Qiuyun devient de plus en plus confuse quant à son identité, quand le personnage « mâle » qu'elle incarne sur scène se mêle peu à peu à sa personnalité de « femme » dans la vraie vie. Ses relations compliquées avec ses parents ne font qu'exacerber ces problèmes : son père, lui-même spécialiste du rôle de Zhong Kui, refuse de la voir entrer dans la vie d'actrice mais développe un lien très fort avec elle après le départ de sa mère avec un autre homme. Pendant toute sa carrière artistique, Quiyun endure épreuves et malchances à répétitions, et n'atteint que difficilement le succès. La fugue et la relation adultère de sa mère sont en contradiction avec les règles éthiques traditionnelles ; dans son ignorance, Qiuyun est victime des idées traditionnelles tout en s'identifiant à elles, et c'est pour cela qu'elle rejette ses amis d'enfance, est malheureuse en amour, rate son mariage et se détache de sa mère.

 

C'est un film fascinant qui, tout en se basant sur la réalité, pose les questions sur le « genre » et l'identité qui ne sont pas souvent abordées, ni par le cinéma chinois conventionnel, ni d'ailleurs par tout autre cinéma. C'est aussi probablement le film qui a fait la réputation de Huang Shuqin et, comme l'exprime la critique de cinéma Dai Jinghua « c'est le seul film de la Chine contemporaine qui peut sans équivoque être appelé un film de femme . Ce film peut être vu sous différentes perspectives ; il a été produit dans un contexte de critique continue, exprimant le malaise de la vie culturelle chinoise à la fin des années 1980.

Wolf Totem

wolf totem

Sortie le mercredi 25 février 2015 en salles en Belgique

Réalisateur : Jean-Jacques Annaud
Produit par : Jean-Jacques Annaud, Xavier Castano, La Peikang, Bill Kong
Scénario : Jean-Jacques Annaud, Alain Godard, John Collee, Lu Wei
D’après : « Wolf Totem » par Lu Wei
Avec : William Feng Shaofeng, Shawn Du, Ankhnyam Rachaa, Basen Zhabu, Yin Zhusheng
Durée : 121 minutes
Pays : Chine, France
Langue : Mandarin, Mongol

Synopsis

1969. Chen Zhen, un jeune étudiant originaire de Pékin, est envoyé en Mongolie-Intérieure afin d’éduquer une tribu de bergers nomades. Mais c’est véritablement Chen qui a beaucoup à apprendre – sur la vie dans cette contrée infinie, hostile et vertigineuse, sur la notion de communauté, de liberté et de responsabilité, et sur la créature la plus crainte et vénérée des steppes – le loup. Séduit par le lien complexe et quasi mystique entre ces créatures sacrées et les bergers, il capture un louveteau afin de l’apprivoiser. Mais la relation naissante entre l’homme et l’animal – ainsi que le mode de vie traditionnel de la tribu, et l’avenir de la terre elle-même – est menacée lorsqu’un officier du gouvernement central décide par tous les moyens d’éliminer les loups de cette région.

Critique

On n’en attendrait par moins d’Annaud, le réalisateur qui a tourné « L’Amant » au Vietnam, “ Seven Years in Tibet ”, avec Brad Pitt, partiellement au Tibet, et l’histoire de la fratrie des tigres « Deux Frères » au Cambodge. Réalisateur singulier à tous points de vue, les films d’Annaud se situent quelque par à mi-chemin entre Hollywood (avec ses concepts élevés et ses ambitions audacieuses) et le cinéma français d’art et d’essai (par l’urgence de ses thèmes).

Wang Bing

Wang BingDès son premier film, « À l’Ouest des rails », le réalisateur chinois WangBing est projeté sur le devant de la scène et acclamé comme l'un des réalisateurs les plus passionnants de cette dernière décennie. Ses films suivants n'ont fait que confirmer cet engouement. CINEMATEK fait la somme de son œuvre : huit documentaires, un film de fiction, des photos, des installations – dont un projet inédit que nous coproduisons.

Met zijn debuut “ West of the tracks ” werd de Chinese regisseur Wang Bing meteen gebombardeerd tot een van de boeiendste hedendaagse filmmakers. Met zijn daaropvolgende films heeft hij dat vertrouwen niet beschaamd. Wel integendeel ! We maken de balans op van ruim een decennium Wang Bing, met acht documentaires, één fictiefilm, een fototentoonstelling en installaties, waaronder één onuitgegeven en in coproductie met CINEMATEK.

J’ESSAYE DE SUIVRE LA VIE DES GENS EN ESPÉRANT DÉCOUVRIR AU FUR ET À MESURE LE CÔTÉ SPECTACULAIRE DE LEUR VIE…
Wang Bing

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A Touch of Sin

A Touch Of Sin PosterUn film de Jia Zhang-Ke avec Zhao Tao, Jiang Wu, Wang Baoqiang, Luo Lanshan
Prix du scénario, Festival de Cannes 2013
Prix Georges Delerue pour la meilleure musique, Film Fest Gent 2013

Synopsis

Dahai, mineur exaspéré par la corruption des dirigeants de son village, décide de passer à l'action. San'er, un travailleur migrant, découvre les infinies possibilités offertes par son arme à feu. Xiaoyu, hôtesse d'accueil dans un sauna, est poussée à bout par le harcèlement d'un riche client. Xiaohui passe d'un travail à un autre dans des conditions de plus en plus dégradantes.
Quatre personnages, quatre provinces, un seul et même reflet de la Chine contemporaine : celui d'une société au développement économique brutal peu à peu gangrenée par la violence.
Pays : Chine – Durée : 133 min – Année : 2013 – Distribution : www.cineart.be
Le 11 décembre 2013 au cinéma
Bruxelles : Vendôme, Galeries – Liège : Churchill – Mons : Plaza-Art – Gent : Sphinx
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Atelier “ Yellow Face, Yellow Peril ”

Yellow Face

Autour du film « The red lantern » - le 18 octobre 2010 de 10.00 à 17.00 aux Musées de l’Extrême-Orient (Pavillon chinois, Laeken).

Un atelier sera organisé à l’occasion de la projection de « The red Lantern » aux Musées d’Extrème-Orient.  Il abordera plusieurs aspects importants qui déterminent ce film et en influencent toujours sa perception.

La profonde irritation causée par l’image de la vie chinoise présentée dans « The red Lantern » aurait, dit-on, déclenché l’établissement d’une des premières compagnies de production chinoise.

Vers la fin des années 1910, le cinéma avait complètement adopté le principe de « yellowface » (« face de citron »), originaire du théâtre, de l’opérette et du vaudeville.

Des acteurs blancs étaient libres de créer des stéréotypes et de remplacer le dialogue culturel par une obsession pour les pieds bandés…

De plus, ce cinéma a été utilisé pour « choquer » les occidentaux et les entraîner à se mobiliser contre la Guerre des Boxers (1910), l’un des premiers incidents de l’histoire entièrement médiatisé.

Des actualités ré-interprétées attestaient des actes de cruauté commis par la « race jaune » contre les pauvres blancs, qui « voulaient seulement leur apporter le progrès et la civilisation ».

Accès libre à tous, projection de The Red Lantern inclus.
Réservation requise au +32 2 741 72 14 (NL) ou +32 2 741 72 15 (FR)
Langue : anglais
Plus d’info : www.vdfc.be & www.cinematek.be
Vlaamse Dienst voor Filmcultuur vzw
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